Assurance prêt immobilier

L’assurance prêt immobilier en cas de décès

L’assurance prêt immobilier (ou assurance emprunteur) se souscrit dès lors que l’on acquiert un bien immobilier. Qu’il s’agisse d’une résidence principale (maison ou appartement), d’une résidence secondaire ou même d’un logement en location, l’assurance crédit immobilier est, dans la très grande majorité des cas, exigée par les banques lors d’une demande de prêt. Celle-ci n’est pas obligatoire, mais elle fournit à l’établissement bancaire les garanties que l’emprunt et son taux d’intérêt seront remboursés en cas d’accident, de maladie ou de décès de l’un ou des propriétaires du logement.

L’assurance emprunteur et sa couverture

Les futurs propriétaires, lorsqu’ils établissent leurs contrats d’assurances emprunteurs, doivent réfléchir aux modalités de cette dernière. Globalement, elle comprend les accidents (invalidité totale ou partielle), les maladies et le décès de l’un ou des acquéreurs. Certaines clauses sont à prendre en compte avant de signer, afin de connaître toutes les caractéristiques et les évolutions possibles de cette assurance. Dans certains cas, l’assurance prêt immobilier peut également prendre en charge le remboursement du crédit immobilier en cas de perte d’emploi notamment.

Mutuelle

Que se passe-t-il en cas de décès de l’emprunteur ?

Dans la majorité des cas, les prêts immobiliers sont contractés par l’ensemble des acquéreurs du bien. Ainsi, si un couple est propriétaire, très souvent, ce sont les deux conjoints qui souscrivent aux assurances emprunteur, et ce, qu’ils soient en concubinage, pacsés ou mariés. Du point de vue de la banque, la garantie de la délégation de l’emprunt à l’assurance et à 100 % de son montant est indispensable, en cas de décès de la part de l’acquéreur. Pour le propriétaire, l’objectif diffère : il faut avoir la certitude que la famille n’ait pas à prendre en charge le remboursement du prêt s’il venait à mourir.

Quand un couple achète un bien immobilier, c’est aux conjoints de décider s’ils souhaitent mettre en place une assurance les couvrant tous les deux ou l’un deux en cas de décès. S’ils décident d’être tous les deux couverts, l’important, alors, est de permettre au conjoint vivant et devant payer le prêt, d’avoir des frais les plus faibles possibles. Plusieurs alternatives peuvent être proposées par l’assurance, avec des prises en charge différentes :

  • Un remboursement du prêt de 50 % pour chacun des acquéreurs : l’assurance emprunteur remboursera 50% du prêt restant à payer en cas de décès de l’un des deux conjoints.
  • Une quotité de 100 % pour le premier conjoint et de 50 % pour le second : si l’un des conjoints a des revenus beaucoup plus élevés, il peut souscrire une quotité à 100 %. En cas de décès, l’assurance prendra en charge la totalité du montant du crédit restant à régler (ainsi, le second conjoint n’aura plus rien à régler). Si le deuxième conjoint aux revenus plus faibles décède, le premier aura la moitié du prêt à rembourser par exemple.
  • La dernière solution est la plus efficace, mais aussi la plus chère : il s’agit d’opter pour une assurance à 100 % pour les deux acquéreurs. Ainsi, si l’un ou l’autre des emprunteurs décède, le remboursement en totalité du crédit sera automatiquement pris en charge par l’assurance.

Ainsi l’assurance crédit immobilier peut être une solution très tranquillisante, tant pour les futurs propriétaires que pour la banque, notamment en cas de décès. Plusieurs modalités s’offrent aux acquéreurs, afin de réfléchir en fonction de leurs besoins et de leurs revenus.

Il faut toutefois veiller aux exclusions en ce qui concerne la garantie décès (par exemple, le suicide lors de la première année de souscription, les activités sportives à risques, etc.), mais aussi au délai de carence, et aux autres modalités spécifiques éventuelles.