Assurance prêt immobilier

Assurance prêt immobilier : une hausse de coût prévue pour 2019

Même si on a un peu tendance à l’oublier, l’assurance emprunteur représente une part non négligeable d’un budget immobilier. Les évolutions de la loi de finance pour 2019 ont ciblé l’assurance emprunteur pour introduire une contribution spécifique, qui va avoir pour effet d’alourdir un peu la note pour les emprunteurs. Cette taxe supplémentaire intervient un peu à contre-courant du ras le bol discal véhiculé dans la société actuellement, notamment par l’intermédiaire du mouvement des gilets jaunes.

Qu’est-ce que l’assurance emprunteur ?

L’assurance emprunteur vient garantir l’institution bancaire avec laquelle le client signe, contre des défauts de paiement des remboursements qui lui sont dus. Elle entre en application dans le cadre des clauses négociées au contrat. Typiquement, elle va assurer l’emprunt en cas de décès ou d’invalidité de l’emprunteur. Au cas où ce sinistre devrait survenir, c’est l’assureur qui prend le relais pour honorer les traites. Cette assurance peut être souscrite auprès de la banque avec laquelle le client va signer son prêt (elle ne va pas manquer de lui proposer son « assurance maison »). Elle peut également être contractée auprès d’un assureur choisi par le client. La seule contrainte absolue est que les conditions qui sont exigées par la banque soient couvertes par les clauses du contrat d’assurance emprunteur. La législation a considérablement assoupli les résiliations et les changements d’assureur, ce qui a profondément dynamiser le marché, introduisant une plus forte concurrence et faisant baisser les prix.

La TSCA, petite nouveauté de la loi de finance 2019

La taxe spéciale sur les conventions d’assurance ne rentrait en application que pour les garanties incapacité de travail ou perte d’emploi. Les assurances décès notamment en étaient exonérées. Toutefois le projet de loi de finances 2019 étend cette taxe de 9% à l’assurance décès. C’est bien sûr la garantie numéro 1 exigée par les banques pour un crédit immobilier.

Le surcoût induit est estimé à 44€ par an en moyenne, ce qui est loin d’être négligeable, sur le montant des cotisations d’assurance de prêt. Même si les sénateurs avaient essayé de retoquer cette taxe étendue, les députés sont restés sur leur proposition initiale et ont entériné cette TSCA.

Les moyens de contourner cette hausse : renégocier son assurance de prêt !

Pour contrecarrer cette hausse de taxe qui aura un impact non négligeable dès 2019 sur les primes d’assurance mensuelles à payer, c’est le bon moment de remettre en question son contrat. En effet, si vous avez contracté votre assurance au moment de la signature de votre prêt, les conditions d’assurance peuvent certainement vous être aujourd’hui plus favorables. Qui plus est, si vous avez signé directement avec votre banque, alors il y a toutes les raisons de penser que des conditions tarifaires meilleure et ce avec les mêmes garanties sont disponibles sur le marché. Comment les trouver ? La meilleure façon de procéder est certainement de faire appel à un courtier en assurance, qui fera bénéficier son client de toute son expertise pour trouver le bon contrat d’assurance. Les conditions d’une assurance de prêt sont parfois assez techniques, et les compétences de votre courtier pourra vous être particulièrement profitable. En faisant baisser le coût de l’assurance, vous avez toutes les chances de pouvoir absorber la hausse de la TSCA, et même de faire quelques économies complémentaires.

Il ne faut pas hésiter par principe, revenir sur les conditions de ses contrats de prêt ou d’assurance emprunteur, car une renégociation avec un autre opérateur peut être une source d’économies substantielles. Même si l’augmentation de la taxe TSCA n’est pas une bonne nouvelle en soi, c’est peut-être l’opportunité de regarder le sujet de votre contrat d’assurance emprunteur de près.